NON-CONCILIATION
Le 28
novembre, deux points étaient à l’ordre
du jour de la commission nationale
de conciliation saisie par notre organisation syndicale
conformément
à l’article N1 de la convention collective des
ouvriers de la PQR.
1. Les
effectifs des services du prépresse :
saisie/relecture des carnets et annonces officielles,
composition publicitaire, photogravure, correction.
2.
Le contenu de la mission du technicien d’édition.
Sur le premier point, la Direction
n’a fait que réitérer ses positions
figées, réaffirmant que c’est
le point central que constitue le technicien
d’édition qui ne lui permet pas
d’avancer sur le sujet des effectifs. Elle
reconnaît pour autant, n’étant pas
à une contradiction près, que les
services de la composition publicitaire et de la saisie des
carnets et AOF ne sont en rien impactés par le sujet des
techniciens d’édition.
Sur le second point,
la conciliation a permis de vérifier devant les
représentants de la FILPAC-CGT et du SPQR que la Direction
de Sud Ouest veut vider de contenu la mission de cette
nouvelle qualification.
Pour résumer, la Direction a indiqué
qu’elle voulait cantonner le technicien
d’édition à la mise aux
normes des textes de correspondants (renommée au passage
« toilettage ») et à
un « ajustement » des pages locales.
Il s’agit bien d’une remise en cause fondamentale
de l’esprit et de la lettre de l’accord du 28
juin 2005.
Si on s’en tenait à la position de la Direction,
la réalisation des pages, paritairement convenue
pour les techniciens d’édition, passerait
à la trappe.
Au passage, les nouvelles compétences actées dans
l’accord d’étape seraient tout
simplement éliminées. Quant aux
communautés de travail, elles deviennent une coquille vide
de sens tant il est évident qu’une telle
organisation est inutile pour faire de la mise aux normes et
de l’ajustement.
Alors qu’elle claironne partout qu’elle
n’a pas fait le choix du tout rédactionnel, la
Direction n’a fait que remettre en avant des
principes contraires à cette affirmation.
***
La réunion de conciliation s’est donc
soldée par un procès-verbal de non-conciliation.
A un mois de l’échéance de
validité de l’accord d’étape
du 28 juin 2005, aucun point d’accord n’est
intervenu sur les effectifs du prépresse et sur la
mission du technicien d’Edition et il n’y a pas eu
le moindre début de négociation sur les
organisations de travail dans le prépresse. On
peut raisonnablement penser que cette stratégie,
certainement mise en œuvre par la Direction avec
l’aide de son ou ses cabinets de « consultants
», ressemble à s’y méprendre à celle du
printemps dernier. Ceux qui la conduisent prennent
de lourdes responsabilités et notamment celle de
déclencher un conflit social dont l’entreprise et
ses salariés se seraient bien passés.
***
Dans l’après-midi du 29 novembre, une rencontre a
cependant eu lieu avec la délégation
patronale à Bordeaux. Le directeur de projet a,
oralement, semblé esquisser une piste de travail
susceptible d’aller vers un mode opératoire
donnant un contenu à la mission du technicien
d’édition. Proposition bien tardive et encore
largement entachée de la suspicion d’une
manœuvre dilatoire d’autant
qu’aucune proposition ne peut être
écrite par la Direction avant... lundi.
Face à cette situation incertaine et ambigue, les
salariés du prépresse ont
décidé d’observer un
arrêt de travail limité à deux heures
en fin de service. Une manière d’accuser
réception face à l’attitude
de la Direction après trois mois de négociations
infructueuses, tout en rappelant leur volonté
d’aboutir à des accords de service portant sur les
organisations et les effectifs du prépresse et la
mission pérenne du technicien
d’édition.
Bordeaux
le 29 novembre 2005
8:06:21 AM
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