
DÉCLARATION
COMMUNE
Les syndicats FILPAC-CGT des six
entreprises du groupe Socpresse Rhône-Alpes –
Bourgogne (Le
Progrès de Lyon, Le Dauphiné
Libéré, La Tribune de Saint Etienne, Le Journal
de Saône et Loire, Le Bien Public et Rhône
Offset-Presse) se sont réunis le 9
décembre, avec la présence de la
Fédération, pour analyser la situation suite
à la volonté de Dassault de vendre les quotidiens.
Ils dénoncent la totale
opacité qui caractérise les tractations en cours.
Des informations fausses ou fantaisistes créent une
exaspération de plus en plus vive auprès des
salariés du groupe qui exigent une
réelle transparence des discussions en cours.
Il est inadmissible que les principaux
intéressés par la vente, les salariés
et leurs organisations représentatives, n’auraient
qu’à subir les conséquences sociales
d’une vente au plus offrant économique pour
permettre à M. Dassault de faire une opération
financière d’autant plus juteuse qu’elle
pourrait s’appuyer sur un plan social financé par
l’argent public.
Les organisations réunies
considèrent que les salariés doivent
être informés de toutes les
propositions et que le mieux-disant social doit être pris en
compte dans les offres des repreneurs. Elles sont
particulièrement attachées à
l’entité du groupe, à
l’existence des titres et à la défense
de l’emploi.
Dans ce but, la FILPAC-CGT constitue un
groupe de consultants formés de représentants des
six entreprises, mandatés par les travailleurs. Ils
demandent que ce groupe soit reçu, dans les plus brefs
délais, par chacun des repreneurs potentiels afin de
connaître le contenu de leur offre et de faire part de leur
position.
Ils exigent que le groupe Dassault
consulte les organisations représentatives du personnel
avant toute décision et en appellent aux pouvoirs publics
pour soutenir cette forte demande d’une transparence totale
dans la vente d’organes de presse qui sont
également des vecteurs du pluralisme du débat
public et de la démocratie.
Chassieu, le vendredi
9 décembre 2005.
8:34:34 PM
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