Monsieur le
Président-Directeur général,
Les salariés du
Prépresse ont pris connaissance de
l’état d’avancée de nos
négociations concernant le NSE.
Comme la
délégation de négociation, ils ont pu
mesurer les avancées considérables faites depuis
de nombreux mois par les organisations syndicales et constater que,
pour sa part, la Direction continue à dénaturer
la nouvelle qualification de Technicien d’Edition (TE) en
proposant un mode opératoire qui la vide de réel
contenu professionnel pérenne.
Rappelons que nous avons
inscrit dans l’accord d’étape du 28
juin, et jusqu’au 31 décembre, la
décentralisation de la fabrication des pages dans les
agences, la réalisation des pages de service
général, grandes locales et
départementales par les secrétaires de
rédaction et/ou secrétaires
d’édition.
Dans le même temps,
nous avons acté la création d’une
nouvelle catégorie professionnelle (Technicien
d’Edition), en charge notamment de la réalisation
des pages locales de correspondants et des pages « services
», convenant qu’au-delà des
tâches techniques, il restait à définir
paritairement les conditions dans lesquelles ces derniers pourraient,
sur délégation de la Rédaction,
intervenir dans les contenus, à l’exception,
à « Sud Ouest », de la copie de
journalistes professionnels.
C’est donc bien une
organisation à deux configurations différentes
qui a été retenue selon la nature des pages
à réaliser. Et c’est bien la nouvelle
qualification et les nouvelles compétences du Technicien
d’Edition qui permettent cette réalisation dans le
mode opératoire que nous avons proposé (voir au
verso). De plus, pour couper court à tout mauvais
procès sur les « interdictions » que
nous aurions prétendument l’intention de mettre en
place, nous avons également proposé, en cas de
nécessité, la possibilité
d’intervention du SE en cours de réalisation de sa
page par le TE.
Mais vouloir continuer
à imposer le calibrage précis par le SE comme
cela avait été rendu nécessaire par
l’éloignement géographique de ces
derniers, vis-à-vis des metteurs en pages, c’est
à la fois nier le rôle des communautés
de travail et la compétence des TE. Cela sert en fait de
prétexte pour anéantir notre proposition ainsi
jugée non conforme au dogme de la Direction qui, par ce
biais, revient au « tout-rédactionnel »,
répondant ainsi aux souhaits exprimés par la
partie la plus ultra de la Rédaction.
C’est ce que notre
délégation et les salariés du
Prépresse n’acceptent pas.
Pour ce qui concerne les
effectifs, une marge de négociation semble subsister, mais
nous avons entendu la Direction se déclarer intransigeante
sur les effectifs de la Composition publicitaire et de la Correction,
ce qui est parfaitement irrecevable.
Que dire du refus de prise en
compte, à l’occasion de cette étape de
modernisation, des développements réels et
prévisibles de l’infographie et
d’Internet pour « Sud Ouest » ? De la
sous-traitance ou de la précarité comme seule
perspective d’avenir ?
C’est ce que notre
délégation et les salariés du
Prépresse ont rejeté ce jour.
Pour notre part, nous ne
pourrons pas en rester à ce constat, car nous sommes
persuadés qu’il est possible et
nécessaire d’arriver à un accord
paritaire équilibré à « Sud
Ouest ».
Nous vous prions
d’agréer, Monsieur le
Président-Directeur général, nos
salutations distinguées.