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n’est pas apprécié par tout
le monde, enfin surtout les éléments qui
s’y affichent.
La direction de Sud Ouest s’est émue de ce que
les propositions qu’elle fait
aux délégations syndicales lors des
négociations sur le nouveau système
d’édition (NSE) en vue de la «
modernisation du
prépresse » qui entre dans le cadre de la
«
modernisation sociale » des entreprises de presse, soient
ainsi
divulguées au plus grand nombre.
Les rares propositions faites par cette direction seraient-elles donc
si « honteuses » pour ne pas les mettre au grand
jour ?
Qu’a-t-elle donc à craindre ?
Est-ce que c’est parce que tout le monde peut constater que
la
Direction de Sud Ouest a une communication et un discours
différents de ses actes ?
Est-ce tout simplement, le fait que tout le monde puisse se
rendre compte que
le syndicat CGT fait des propositions
sensées et cohérentes ?
Est-ce que c’est parce que la diabolisation de la CGT ne peut
plus se faire aussi facilement lorsque tout le monde a connaissance des
faits exacts ?
Est-ce que ça dérange
les plans du cabinet de consultants qui
conseille la direction de Sud Ouest
et qui préconisait d’isoler le syndicat par une
communication interne et une communication externe faisant porter
l’échec des négociations au seul
syndicat CGT ?
C’est certainement un peu de tout ça.
Pour notre part nous savons que la délégation
CGT,
appuyée par les organisations syndicales UFICT-LC CGT et
CFDT, a
continué jusqu’au bout à faire des
propositions
pragmatiques pour la bonne utilisation du NSE, dans le respect des
métiers de chacun et dans la transparence (si
chère
à la direction de Sud Ouest…).
La Direction de Sud Ouest par la voix de Mme Dubourg, tout
d’abord, a jugé leurs demandes exorbitantes, sans
même prendre la peine d’aller au bout de la
négociation. Puis par la voix de M. Igorra,
ensuite, elle
s’est entendue dire que les effectifs du prépresse
relevaient de la décision de
l’éditeur (le
fait du « prince » en somme), pour finir par une
communication interne mensongère.
Il est vrai que comme le dit le PDG, M. Jeantet, il faut que
l’entreprise « crache ».
N’oublions pas
que Sud Ouest et le groupe espagnol Vocento sont sur les rangs pour
acheter le pôle Rhône-Alpes au groupe de Serge
Dassault.
Coïncidence ou non, les salariés du
prépresse
de l’Est Républicain se sont vus
notifier par leur
direction (associée à un fond de pension
britannique pour
l’achat également du pôle
Rhône-Alpes)
qu’elle ne voulait plus d’eux pour fabriquer le
journal…
On se demande parfois si nous ne sommes pas revenus au XIX
e
siècle avec ses méthodes patronales
archaïques (quoi que là on ne se le demande
même plus).
Souhaitons toutefois que l’intelligence reprenne ses droits
et
que les négociateurs du deuxième groupe de presse
quotidienne régionale français se retrouvent
début
janvier, pour enfin clôturer ce dossier avec
décence.