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mercredi 22 mars 2006
Après une longue et
belle bagarre, nous avons signé le 14 mars, après
consultation des salariés à bulletin secret (96,4 %
favorables), un ensemble d’accords paritaires
prenant en compte l’étape de modernisation Protec (accord
socle) et remettant en place tous les accords
dénoncés en juin 2004 (accords
prépresse).
Après la
remise en place de l’accord
de garantie d’emploi et de ressources pour
l’ensemble du personnel de Sud Ouest en juin 2005, la boucle
est bouclée.
Serge AUDONNET

NSE
: SIGNATURE DES ACCORDS
Accords
signés le 14 mars après un vote à
bulletin secret
organisé
du 9 au 13 mars auprès des salarié(e)s du
prépresse du siège et des agences.
(Accords
prépresse au format pdf)
Il aura fallu plusieurs mois de mobilisation et de luttes pour arriver
à conclure un accord paritaire sur
l’arrivée du NSE à Sud Ouest et
retrouver l’ensemble des accords paritaires du
prépresse, dénoncés par la
Direction en juin 2004.
Quelques mois
pendant lesquels les salariés du prépresse
(ouvriers et cadres) sont restés unis et
solidaires avec leurs organisations syndicales au premier rang
desquelles la FILPAC-CGT.
Quelques dizaines
d’heures de réunions pour informer
les salariés du prépresse, le matin,
l’après-midi et la nuit, de la situation
et prendre, ensemble, les décisions qui
s’imposaient.
Quelques dizaines de
tracts pour informer l’ensemble de
l’entreprise et essayer de contrer la machine
à désinformer mise en place par la
Direction.
Quelques
montées d’adrénaline face
au réflexe consistant pour certains salariés
à prendre pour argent comptant plutôt
les dires de la Direction que ceux des syndicats.
Quelques
colères face au ralliement objectif aux
positions patronales des responsables du SNJ et celui de la
Société civile des journalistes dans les moments
les plus difficiles.
Quelques moments
d’encouragement avec les soutiens
exprimés par de nombreux salariés de
l’entreprise y compris des journalistes
à titre personnel.
Quelques moments de
solidarité comme la manifestation du 8 avril 2005.
Au final,
après une négociation ayant réellement
débuté fin janvier 2006 et poursuivie au pas de
charge, la mise en place négociée du
NSE dans l’entreprise (accord socle)
avec la reconnaissance d’une nouvelle
qualification. Cette nouvelle qualification est donc le compromis
trouvé à Sud Ouest. Ce n’est pas
celle d’éditeur-réalisateur
et elle n’est pas régie par la convention
collective des journalistes.
Il faut reconnaître que ce n’était pas
cet aspect-là qui était principalement
recherché avec cette revendication même
si cela apparaissait incontournable. Il s’agissait surtout de
faire reconnaître que les nouvelles technologies
entraînent un bouleversement important dans les organisations
du travail de toutes les catégories et pas
seulement le simple transfert des fonctions de mise en page aux
secrétaires de rédaction aboutissant
à l’élimination des ouvriers du Livre
et de leur statut.
Le technicien d’édition n’est donc pas
une espèce de sous-technicien en charge de fonctions
subalternes reconnues le temps nécessaire
à sa disparition naturelle via la pyramide
d’âge.
Il s’agit bien d’une qualification à
part entière qui inclut des fonctions techniques de saisie,
de mise aux normes, de réalisation de
pages, mais aussi d’interventions dans la copie. Cette
intervention se faisant par délégation
et en collaboration avec les journalistes de l’entreprise. Il
faut pour cela mettre en œuvre les formations
nécessaires et adaptées au cursus des personnels
concernés.
Les techniciens d’édition, au nombre de 41, sont
régis par la Convention collective des ouvriers de la PQR
et les accords paritaires d’entreprise qui la
complètent (salaire, durée du travail, etc.).
Maintenant il va s’agir de faire vivre cette qualification
à l’intérieur de véritables
communautés de travail
composées de salariés n’ayant pas les
mêmes conditions d’emploi (salaire,
durée du travail, etc.)... ce qui était
l’idée maîtresse de...
l’éditeur-réalisateur.
Les
autres accords
Les accords dénoncés en 2004 ont
été rétablis avec missions, horaires
et effectifs en CDI.
- Composition publicitaire : 32 CDI
- Photogravure : 12
CDI
- Correction : 9 CDI
- Encadrement technique : 16
CDI
(dont 5
à la composition publicitaire)
- Saisie/correction carnets et annonces officielles : 16 CDI
- Pôle technique polyvalent : 16 CDI
- Techniciens d’édition agences : 29 CDI
- Techniciens d’édition Bordeaux : 12 CDI
- Agents techniques STPP : 15 CDI-
Soit un total de 141
ouvriers CDI et 16
cadres techniques.
Les 6 CDD du prépresse seront titularisés
à l’issue de leur contrat. La
revalorisation des salaires est obtenue et le principe du coefficient
unique au prépresse est confirmé et
même élargi à l’ensemble des
futurs techniciens d’édition en agence.
Au terme de la mise en place du NSE, 50 emplois auront
été perdus au prépresse ce
qui va nécessiter la mise en place
d’un accord d’entreprise sur des départs
anticipés.
Et
maintenant
Un peu passée sous silence dans le contexte conflictuel de
ces derniers mois, la négociation concernant la
suppression de la modération salariale liée
à l’accord RTT a débuté le
22 décembre 2005. Une deuxième
réunion devait avoir lieu en janvier ce qui
n’a finalement pas été le cas.
L’exemple de la mobilisation réussie du
prépresse devrait nous aider à obtenir rapidement
un accord dans ce domaine aussi.
Bordeaux
le 21 mars 2006
10:17:04 AM
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