
Si vous avez
lu Sud Ouest par deux fois au mois de mars, vous avez pu vous faire une
idée (fausse) de la situation dans cette entreprise.
Alors voici
quelques éléments d’information pour
rétablir les faits… qui sont sacrés,
comme vous le savez.
LIS 33/SEDIMAT
La
CGT face au patron de droit divin
Les
deux articles publiés dans Sud Ouest font la part belle
à ce patron libournais
qui combat l’implantation syndicale dans son entreprise
Il existe toujours des
patrons qui continuent de nier le fait syndical et
considèrent être de droit divin.
Serge DESPORT, le patron de LIS 33, imprimerie du Libournais employant
102 salariés, est de ceux-là.
Il y a quelques mois, une dizaine de salariés ont
décidé de créer un syndicat CGT
dans l’entreprise, et une
déléguée syndicale a
été désignée.
Il est des entreprises dans notre beau pays de France où le
mot liberté n’a de sens que
lorsqu’il est prononcé par le patron.
Depuis sa nomination, notre camarade
déléguée syndicale et les quelques
courageux qui osent braver le notable local (membre de la Chambre de commerce
et d’industrie et dirigeant du club de Libourne
Saint-Seurin) subissent toutes sortes de brimades,
vexations et menaces. D’abord de la part du patron
lui-même qui, il faut le dire, ne fait pas vraiment dans la
dentelle, mais aussi de la part d’une partie des
salariés, « bien intentionnés
», qui aident leur patron dans sa sinistre besogne.
Contraint d’organiser des élections dans son
entreprise, il fait campagne ouvertement contre la CGT, ne
respecte ni la loi ni les hommes de loi. Qu’ils soient juges
d’instance de Libourne accusés par
écrit auprès de la Cour de cassation
d’être de connivence avec la CGT, ou huissier de
justice venu (c’est extrêmement rare)
surveiller le déroulement du scrutin sur injonction du
Tribunal.
Serge DESPORT a été condamné plusieurs
fois et a fait l’objet d’un
procès-verbal pour délits d’entrave de
la part de l’inspection du Travail, affaire poursuivie (ce
n’est pas si souvent) par le Parquet.
Rien n’y fait, le notable local est chez lui et il entend
rester celui qui décide de tout, y compris de qui
doit être représentant du personnel dans son
entreprise.
Condamné, suite à un nombre impressionnant
d’irrégularités, à refaire
les élections dans son entreprise, il est
à nouveau devant les tribunaux, notre syndicat ayant
jugé nécessaire de dénoncer de
nouvelles irrégularités.
Le patron de LIS 33 a donc, au cours d’une réunion
du personnel, informé les salariés
qu’en cas de nouvelle condamnation, il mettrait la
clé sous la porte.
L’audience a eu lieu le 13 mars et notre baroudeur local (qui
visiblement a aussi des appuis au journal Sud Ouest) a
convoqué un journaliste pour qu’il puisse se
rendre compte qu’une partie de ses salariés
étaient présents pour le soutenir lors de
l’audience et que bien entendu ils venaient de leur
plein gré...
Et le gentil journaliste qui nous avait gratifiés
d’un papier huit jours plus tôt dans
l’édition de Libourne, s’est
cette fois fendu d’un article, toujours non signé,
en page 2 des éditions de la Gironde,
daté du 14 mars qui, en plus d’être
partial, est mal documenté. Le seul fait de
présenter Maître Courty, avocate du
Syndicat du Livre de Bordeaux depuis plus de 20 ans, comme
l’« avocate parisienne de la CGT » montre
bien que l’auteur n’a absolument pas
cherché à connaître la
position du Syndicat.
Le secrétaire général du Syndicat du
Livre avait déjà écrit au responsable
de l’agence de Libourne lors de la publication du
premier article pour s’étonner de
n’avoir pas été entendu sur
cette affaire. En guise de réponse à cette
lettre, silence et second article.
Pour nous, section syndicale CGT de Sud Ouest, deux explications
possibles à un tel mépris :
- ou bien Serge DESPORT dans son fief libournais
pèse suffisamment pour prétendre avoir
l’appui de la presse locale ;
- ou bien, l’auteur (appuyé au minimum
par la rédaction en chef de la Gironde) utilise
les colonnes du journal pour régler des comptes
avec le Syndicat du Livre de Bordeaux.
En tout état
de cause, le journal Sud Ouest ne peut devenir le journal...
« Desport » !!!
Pour information, le tribunal devrait rendre sa décision le
3 mai à propos des plaintes en diffamation et
atteinte à la vie privée dont est
accusé le sieur DESPORT envers ses salariés.
Bordeaux,
le 23 mars 2006
9:26:03 AM
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