ANTRAPRESSE
Association Nationale des Travailleurs des métiers de la Presse

 

vendredi 24 mars 2006
 


2:24:29 PM    

Si vous avez lu Sud Ouest par deux fois au mois de mars, vous avez pu vous faire une idée (fausse) de la situation dans cette entreprise.
Alors voici quelques éléments d’information pour rétablir les faits… qui sont sacrés, comme vous le savez.


LIS 33/SEDIMAT    

La CGT face au patron de droit divin   




Les deux articles publiés dans Sud Ouest font la part belle à ce patron libournais
qui combat l’implantation syndicale dans son entreprise


Il existe toujours des patrons qui continuent de nier le fait syndical et considèrent être de droit  divin.
Serge DESPORT, le patron de LIS 33, imprimerie du Libournais employant 102 salariés, est de  ceux-là.
Il y a quelques mois, une dizaine de salariés ont décidé de créer un syndicat CGT dans  l’entreprise, et une déléguée syndicale a été désignée.
Il est des entreprises dans notre beau pays de France où le mot liberté n’a de sens que lorsqu’il  est prononcé par le patron.
Depuis sa nomination, notre camarade déléguée syndicale et les quelques courageux qui osent  braver le notable local (membre de la Chambre de commerce et d’industrie et dirigeant du club de Libourne Saint-Seurin) subissent toutes sortes de brimades, vexations et menaces. D’abord de la part du patron lui-même qui, il faut le dire, ne fait pas vraiment dans la dentelle, mais aussi  de la part d’une partie des salariés, « bien intentionnés », qui aident leur patron dans sa sinistre  besogne.
Contraint d’organiser des élections dans son entreprise, il fait campagne ouvertement contre la  CGT, ne respecte ni la loi ni les hommes de loi. Qu’ils soient juges d’instance de Libourne accusés  par écrit auprès de la Cour de cassation d’être de connivence avec la CGT, ou huissier de justice  venu (c’est extrêmement rare) surveiller le déroulement du scrutin sur injonction du Tribunal.
Serge DESPORT a été condamné plusieurs fois et a fait l’objet d’un procès-verbal pour délits d’entrave de la part de l’inspection du Travail, affaire poursuivie (ce n’est pas si souvent) par le Parquet.
Rien n’y fait, le notable local est chez lui et il entend rester celui qui décide de tout, y compris de qui doit être représentant du personnel dans son entreprise.
Condamné, suite à un nombre impressionnant d’irrégularités, à refaire les élections dans son  entreprise, il est à nouveau devant les tribunaux, notre syndicat ayant jugé nécessaire de dénoncer de nouvelles irrégularités.
Le patron de LIS 33 a donc, au cours d’une réunion du personnel, informé les salariés qu’en cas de nouvelle condamnation, il mettrait la clé sous la porte.
L’audience a eu lieu le 13 mars et notre baroudeur local (qui visiblement a aussi des appuis au  journal Sud Ouest) a convoqué un journaliste pour qu’il puisse se rendre compte qu’une partie de ses salariés étaient présents pour le soutenir lors de l’audience et que bien entendu ils venaient  de leur plein gré...
Et le gentil journaliste qui nous avait gratifiés d’un papier huit jours plus tôt dans l’édition de  Libourne, s’est cette fois fendu d’un article, toujours non signé, en page 2 des éditions de la  Gironde, daté du 14 mars qui, en plus d’être partial, est mal documenté. Le seul fait de présenter  Maître Courty, avocate du Syndicat du Livre de Bordeaux depuis plus de 20 ans, comme  l’« avocate parisienne de la CGT » montre bien que l’auteur n’a absolument pas cherché à  connaître la position du Syndicat.
Le secrétaire général du Syndicat du Livre avait déjà écrit au responsable de l’agence de  Libourne lors de la publication du premier article pour s’étonner de n’avoir pas été entendu sur  cette affaire. En guise de réponse à cette lettre,  silence et second article.
Pour nous, section syndicale CGT de Sud Ouest, deux explications possibles à un tel mépris :
  • ou bien Serge DESPORT dans son fief libournais pèse suffisamment pour prétendre avoir  l’appui de la presse locale ;
  • ou bien, l’auteur (appuyé au minimum par la rédaction en chef de la Gironde) utilise les  colonnes du journal pour régler des comptes avec le Syndicat du Livre de Bordeaux.
En tout état de cause, le journal Sud Ouest ne peut devenir le journal... « Desport » !!!
Pour information, le tribunal devrait rendre sa décision le 3 mai à propos des plaintes en  diffamation et atteinte à la vie privée dont est accusé le sieur DESPORT envers ses salariés.

Bordeaux, le 23 mars 2006



Pour rester dans le sujet évoqué ci-dessus, cliquez sur ce lien pour lire l'article de Anne-Laure De Laval sur "PCA-Hebdo" qui traite du harcèlement moral et pour avoir également accès aux différents liens sur ce fait de société mis à jour il y a plus de 20 ans par Heinz Leymann et qui a été popularisé en 1998 par Marie-France Hirigoyen  dans son livre « Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien ».



9:26:03 AM    


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