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Soutien aux salariés de
« Libération »
La fédération CGT du Livre, du Papier et de la
Communication (FILPAC),
particulièrement attachée au pluralisme dans la
presse écrite, soutient
les salariés de Libération en lutte pour la
survie d’un des rares
quotidiens payants d’information
générale existant encore.
La
situation originale de ce journal renforce l’attachement de
la FILPAC
CGT à son existence, comme à tous ceux qui
représentent une presse
d’opinion en régression permanente.
Toutes
les composantes et organisations de la FILPAC CGT, et notamment celle
qui est adhérente à la convention collective des
journalistes,
Info’com-CGT, se sentent concernées par la remise
en cause de la
parution de ce quotidien.
De plus, la FILPAC
tient à
affirmer, en accord avec les imprimeurs rotativistes CGT, tant de Paris
que de province, qu’elle fera tout pour créer les
conditions de
continuité de l’impression du titre, position
qu’elle prend chaque fois
que des manœuvres tentent d’opposer les moyens
d’impression à la lutte
pour la pérennité d’un quotidien.
Libération
doit bénéficier d’une intervention
directe des pouvoirs publics, qui
sont garants de la lettre et de l’esprit du bloc
constitutionnel,
lequel comporte les textes et articles propres à fonder leur
intervention contre les forces aveugles du marché.
Le pluralisme d’opinion doit se fonder sur
une offre éditoriale diversifiée, dont
Libération, avec d’autres titres, fait partie.
Le pluralisme a absolument besoin de la survie de Libération
pour
prouver qu’il n’est pas une
référence démocratique soluble dans le
libéralisme.
Montreuil, le
vendredi 10 novembre 2006
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