L’ensemble des
organisations syndicales représentant les
employés, ouvriers
cadres et
journalistes de Sud Ouest appelle à un
RASSEMBLEMENT UNITAIRE
POUR UN IMMEUBLE SAPESO
Cela
fait maintenant plusieurs semaines que les différentes
instances de
représentants du personnel de Sud Ouest
(Sociétés civiles, syndicats,
Comité d’entreprise) sont intervenues unanimement
auprès de la
Direction du journal et du Groupe pour faire part de leur
désaccord sur
le projet de création par GSO.SA (holding du Groupe Sud
Ouest) d’une
société civile immobilière dont la
vocation serait d’être propriétaire
du futur immeuble devant abriter l’ensemble des services de
la SAPESO à
La Bastide.
RAPPEL
DES FAITS
Depuis
le début de l’année 2006, la Direction
explique la vente des immeubles
du quadrilatère Cheverus, hôtel compris, (environ
19 M€) comme un moyen
de financer la quasi-totalité du coût de la
construction d’un immeuble
envisagé à La Bastide (environ 20 M€).
Les immeubles du
quadrilatère Cheverus, hôtel compris, sont
actuellement la propriété de
la SAPESO ou de sa filiale à 99 %, la SAJIG.
Avec le projet des
actionnaires, une société civile
créée par GSO.SA financerait
l’investissement par le biais d’un
crédit-bail dont les remboursements
seraient effectués par des loyers versés
indéfiniment par SAPESO (1
million d’euros/an au minimum) qui, devenue locataire, ne
serait plus
propriétaire de son patrimoine immobilier.
Quant au fruit de la vente des immeubles actuels, il serait, pour tout
ou partie transféré sous forme de dividendes
à GSO.SA.
De cette façon, GSO.SA encaisserait des loyers tout en
continuant à prélever des dividendes sur les
résultats de SAPESO.
LA
NECESSITE DE SE RASSEMBLER UNITAIREMENT
A ce jour, les prises de
position des représentants du personnel sont
restées vaines.
Preuve en est, vendredi 15 décembre à 14 h 15, le
Conseil de surveillance de GSO.SA se réunit avec
à son ordre du jour :
Montage
juridique et financier : constitution d’une SCI –
Pouvoirs au Président du directoire.
***
Afin
qu’un projet d’entreprise ne se transforme pas en
une opération
purement financière et face à
l’importance des enjeux pour l’avenir de
la SAPESO et de ses salariés, l’ensemble des
organisations syndicales
de l’entreprise appelle tous les salariés
à participer à un
rassemblement pour obtenir un projet conservant à la SAPESO
la
propriété de son patrimoine immobilier.
Pour le personnel du NCI
de nuit
SUR LE
SITE DU CENTRE D’IMPRESSION
le jeudi
14 décembre de minuit à 0 h 30
(la veille du Conseil de surveillance)
Pour le
personnel du siège et NCI de jour
AU
« MUSEE » (ascenseur Péchade, 1er
étage)
le
vendredi 15 décembre de 14 h à 14 h 30
(pendant la tenue du Conseil de surveillance)
Bordeaux,
le 13 décembre 2006
Voeux
du Comité d’entreprise concernant
le projet de restructuration immobilière de la SAPESO
adoptés
à l’unanimité lors de la
séance du 5 décembre 2006
Le
Comité d’entreprise a eu connaissance,
à travers le rapport de son
représentant au Conseil de surveillance de la
SAPESO du 29 septembre
2006, du projet du montage juridique et financier concernant le site de
La Bastide.
Ce dernier prévoit la création d’une
Société
Civile Immobilière, filiale à 100 % de GSO SA,
amenant la SAPESO à se
dessaisir de la propriété directe ou indirecte de
ses locaux
d’exploitation.
Cette approche diffère très sensiblement de
la situation actuelle dans laquelle SAPESO détient
directement 40 % des
superficies et est propriétaire (à 99,9 %) de la
SAJIG (exonérée de
l’impôt sur les sociétés) qui
détient les 60 % restants et à laquelle
elle verse effectivement un loyer qui est, pour partie,
indexé sur les
résultats de la SAPESO.
Le Comité d’entreprise juge qu’un tel
projet serait économiquement dommageable pour la SAPESO.
D’ores
et déjà, le Comité
d’entreprise informe qu’il demandera à
son expert
d’examiner, sur ce point, les conséquences
financières pour la SAPESO
et ses salariés (opportunité,
inconvénients) d’une telle décision.
Par
ailleurs, le Comité d’entreprise rappelle son
attachement à ce que la
SAPESO respecte scrupuleusement toutes ses obligations
légales envers
les instances représentatives du personnel et ne cherche pas
à
s’exonérer de ses obligations en se
défaussant sur une SCI des
responsabilités qui sont les siennes (permis de construire,
notamment).