
GROS RISQUE DE « CHAUFFE » !
A la
suite de l’affaire de la société civile
immobilière, nous savions
qu’il
fallait rester mobilisés
La
colère gronde chez les chauffeurs de Sud Ouest et le moins
que l’on puisse dire c’est qu’elle est
légitime. Après que le Comité
d’entreprise a été obligé de
rappeler la Direction à l’ordre sur ses
obligations légales en termes d’information
préalable du Comité d’entreprise,
celle-ci poursuit ses noirs desseins concernant la suppression du
garage et la mise en sous-traitance du parc de camions du journal.
La présence dans nos locaux, ces derniers jours,
d’entreprises extérieures en train
d’expertiser les camions a ravivé la
colère des chauffeurs et de leurs élus.
L’origine
de l’affaire.
Depuis le mois de février 2006, la Direction de Sud Ouest
est informée, dans le cadre de l’extension de la
« coulée verte » en bords de Garonne, de
son expropriation des locaux qu’elle occupe sur les terrains
de la mairie, quai de Queyries, et qui abritent le garage pour
l’entretien des véhicules ainsi que le parc de
camions du journal. Cette expropriation devait intervenir au 31
décembre 2006, mais un délai
supplémentaire d’un
an a été obtenu.
Or, la Direction veut profiter de cette situation pour vendre les
camions à une société de transport et
par voie de conséquence supprimer le garage.
L’objectif avoué de cette opération
serait d’utiliser les camions d’une autre
entreprise qui les ferait rouler toute la journée pour
livrer des salades ou toute autre marchandise et les mettrait
à disposition de Sud Ouest, via un contrat de location, le
soir venu, pour livrer le journal. Une sorte d’optimisation
dans l’utilisation du matériel.
Un peu comme si on vendait les rotatives à un imprimeur qui
nous les louerait la nuit pour que nous puissions imprimer le journal.
L’aboutissement
d’un tel projet n’est absolument pas envisageable !
D’abord parce que, connaissant les critères de
rentabilité des entreprises de transport, il est certain que
nous hériterions très souvent de
véhicules en mauvais état de marche et
d’entretien ;
Ensuite parce qu’il est inconcevable que
l’entreprise perde son autonomie en termes de moyens de
livraison et sous-traite l’outil de travail ;
Enfin parce qu’inévitablement, un jour ou
l’autre, ce n’est pas seulement le camion qui nous
serait loué, mais aussi le chauffeur qui va avec.
C’est ce qu’une délégation de
notre organisation syndicale est allée rappeler fermement le
vendredi 5 janvier à Jean-Luc TREILHES, directeur technique
de la SAPESO et membre du Directoire.
En
cette période de voeux, que nous présentons
à tous,
nous formulons celui d’avoir été
entendus et compris.
Bordeaux
le 16 janvier 2007
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