 
BAYARD
A Bayard
Presse, comme dans
toute la presse, exigeons la "sécurité sociale
professionnelle", proposons la solidarité entre nos groupes
Le mardi 16 janvier, en Comité d'entreprise, la direction de
Bayard Presse a présenté son plan à
moyen terme
(PMT), orientation stratégique du groupe pour les
années
2007-2008-2009.
Ce plan, outre des "mutations" structurelles considérables,
souvent pertinentes vis-à-vis de l'évolution de
la
société en général et du
secteur de
l'information en particulier, comprend évidemment un volet
social. Ce sujet, dans un contexte de grandes difficultés
économiques, suppose, du point de vue de la direction, la
négociation rapide d'un plan de sauvegarde
de l'emploi concernant quelque 70 salariés.
D'autre part, avant même d'avoir fini de consulter le
Comité d'entreprise de Bayard, la direction a d'ores et
déjà mis en oeuvre l'arrêt du mensuel
Vermeil,
ainsi que celui du titre Eurêka. Elle s'apprêtait,
enfin, a
procéder a quelques premiers licenciements pour motif
économique, de façon
individualisée, alors qu'une négociation vient
tout juste
de s'ouvrir sur la gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences (GPEC)...
Ce matin, lors d'une constructive séance de
négociation
entre la direction et les organisations syndicales de Bayard, le
délégué syndical Info'Com-CGT (en
coordination
étroite avec la CFDT) a proposé un cadrage
sérieux
de la période à venir. Il a exprimé
les exigences
suivantes de son organisation :
1 - La conclusion de la négociation sur la gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences
(GPEC) est
un préalable à toute discussion
(négociation et
information-consultation du CE) sur un éventuel plan de
sauvegarde de l'emploi ;
2 - les 7 salariés de Vermeil, dont les emplois sont
très
immédiatement menacés, doivent voir la suspension
totale
de toute procédure de licenciement pour motif
économique,
tant que la négociation de la gestion
prévisionnelle des
emplois et des compétences (GPEC) n'a pas abouti. De
plus, leurs cas doivent être intégrés
dans le cadre
d'un éventuel plan de sauvegarde de l'emploi, lequel, on l'a
dit, ne peut que suivre un accord sur la GPEC ;
3 - la négociation de la gestion prévisionnelle
des
emplois et des compétences (GPEC) doit porter sur le
périmètre européen du groupe Bayard
(2060
salariés, dont 1832 en France) et non pas seulement sur la
seule
entreprise-mère, Bayard Presse S. A. (environ 1000
salariés) ;
Pour finir, Info'Com-CGT a invité fermement la direction de
Bayard Presse à commencer d'envisager une "association" ou
des
"partenariats" sociaux avec d'autres éditeurs qui sont
proches,
à plusieurs titres, du groupe Bayard.
Dans une déclaration faite lors du CE du 16 janvier, le
délégué syndical CGT a, en effet,
expliqué
: "Une telle entente pourrait, par exemple, donner lieu, au niveau
social, à des reclassements « internes »
à
l’échelle de l’ensemble des groupes
associés. Ce serait l’ébauche
d’une
authentique
politique de « sécurité sociale
professionnelle
», politique qui servirait
l’intérêt
évident des entreprises et groupes associés,
ainsi que
celui de leurs salariés. Une telle démarche, qui
n’est plus utopique, bénéficierait,
soyez en
persuadé, du soutien de la CGT."
Ce matin, les remarques d'Info'Com-CGT, soutenues par les autres
organisations syndicales de Bayard Presse, ont
été
très attentivement écoutées et
notées par
la direction.
Antoine Peillon
Délégué syndical Info'Com-C
à Bayard Presse
www.cgtbayard.org
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