FILPAC CGT
groupe EBRA
Charte
revendicative
Sièges
éditoriaux et agences
Les
équipes syndicales du groupe EBRA avec leur
fédération, revendiquent,
concernant la sphère rédactionnelle, dans les
sièges éditoriaux, dans
les services de publicité et les agences :
- la mise en
place d’une qualification nouvelle, fusionnant les
tâches du montage
et/ou de la finalisation de la page et du secrétaire de
rédaction.
- La
mise en place d’une qualification correspondant aux
tâches de choix des
images et des illustrations, de leur légendage, à
la conception et la
réalisation de travaux spéciaux
d’illustration (infographie,
illustration composée), de création artistique
correspondant à
l’évolution du visuel des titres, quel que soit
leur support.
- La
mise en place d’une qualification correspondant à
celle de rédacteur
réviseur, qui inclut les tâches de gestion des
indexes et glossaires
nécessaires à la correction automatique et au
respect de la charte
graphique.
Ces qualifications ressortissent au domaine de la convention collective
des journalistes.
Les
équipes syndicales et leur fédération
s’opposent à toute exclusion de
salariés, qui seraient a priori interdits des outils de
conception et
de réalisation du titre et d’autres supports non
imprimés. Elles
s’appuient sur les accords nationaux de branche (PQR et PQD),
et
rejettent toute mise en concurrence des salariés entre eux.
La
FILPAC et ses délégués refusent toute
concentration ou filialisation
des régies publicitaires dans des structures
indépendantes des sociétés
de presse actuelles qui mettraient en péril
l’indépendance des titres.
Les
qualifications revendiquées font l’objet
d’une formation
professionnelle adaptée à leurs exigences, dont
les contenus seront
paritairement déterminés.
A ces qualifications auront accès les ouvriers, cadres
techniques, employés, techniciens et salariés des
agences.
S’il
apparaît que des salariés, au terme d’un
accord d’effectif
paritairement établi, ne peuvent
bénéficier de ces qualifications, ils
seront reclassés avec leur accord dans des postes que les
directions
des différentes sociétés du groupe
leur réserveront, et rétribués par
leurs salaires et acquis précédents.
Il doit être clairement établi que nul ne peut
être ni licencié ni laissé pour compte
par la présente réorganisation.
Centres
d’impression et expédition
Les centres d’impression du groupe EBRA doivent
être :
- immédiatement
délivrés de l’incertitude sur leur
avenir,
- intégralement maintenus,
- et
rapidement modernisés pour répondre à
la double perspective de
développement des titres et de leurs éditions, et
d’accueil d’une
charge de travail nécessaire à leur bonne
santé industrielle.
La
logique de défense et de promotion de la presse quotidienne
suppose que
les moyens d’impression soient mobilisés
à cet effet, et non traités
comme des sociétés à part, qui
devraient justifier de leur rentabilité.
Les
centres d’impression avec leurs salles
d’expédition doivent être les
premiers à bénéficier des
investissements nécessaires à un plan global
de relance des titres. La FILPAC et ses équipes syndicales
n’acceptent
pas que les centres d’impression paient deux additions :
- celle de l’inertie
passée des propriétaires
-
celle d’une réorganisation
impulsée par la présente direction, qui
n’aurait comme logique que la recherche
d’économies de coût et de gains
de productivité.
L’emploi et la charge de travail des centres
d’impression ne sont pas les variables d’ajustement
de la somme des
incompétences passées.
L’intégralité de la charge de travail
actuelle des centres d’impression doit être
communiquée aux syndicats
représentatifs et aux comités
d’entreprise. Le parc machines du groupe
dépasse les seuls centres d’impression
nécessaires à la fabrication des
titres, la connaissance de l’ensemble de ses
réalisations doit être
communiquée en toute transparence.
Les sites d’impression
sont considérés par la
Fédération et ses équipes syndicales
comme des
outils industriels au service du développement des titres et
non comme
des entités autonomes qui devraient entrer en concurrence
les unes
contre les autres. En conséquence, leur maintien et leur
développement
ne sauraient être traités au cas par cas, ce qui
n’aurait d’autre effet
que d’aiguiser cette concurrence au moyen d’une
division entre salariés
du même groupe à qui on ferait croire que la
disparition de certains
sites serait la condition de la survie d’autres.
Concernant
les moyens d’expédition et de distribution
(abonnés, portage, etc.),
ils devront, dans le même effort de développement,
être l’objet
d’investissements destinés à
accroître leur capacité en fonction des
objectifs de croissance des ventes à venir, et
être maintenus et
modernisés comme unités partie
intégrante de la chaîne de fabrication
de l’entreprise de presse.
Les
équipes syndicales FILPAC CGT du groupe EBRA, Montreuil, les
16 et 17 janvier 2007