ANTRAPRESSE
Association Nationale des Travailleurs des métiers de la Presse

 

 vendredi 19 janvier 2007

Il faut savoir continuer la négociation
sur l’impression décentralisée


Le 30 novembre 2006, sous l’égide de la Direction du développement des médias, l’ensemble des éditeurs et imprimeurs de la presse quotidienne, payante et gratuite, et la FILPAC CGT sont convenus de :
  • Considérer qu’il y a bien lieu de faire face ensemble à la nouvelle situation concernant l’impression décentralisée des titres de presse quotidienne nationale.
  • La modernisation des outils de l’impression décentralisée est effectivement au cœur du problème à régler paritairement.
  • Ce partenariat concerne bien la mutualisation des moyens industriels, propre à répondre aux besoins nouveaux et à dépasser positivement le rôle que jouait naguère Faximpresse.
  • Il a été convenu également qu’une intervention des pouvoirs publics était souhaitable, notamment sous la forme d’une structure de régulation dotée des moyens et de l’autorité nécessaire.
  • C’est à la demande de la partie patronale, qui demandait un – court – délai pour vérifier auprès des pouvoirs publics leur disponibilité, que la séance de négociation était suspendue.

Nous sommes le 19 janvier.

Les délais raisonnables sont de loin dépassés.

En conséquence :
  • La FILPAC CGT s’adresse par la présente déclaration aux éditeurs et imprimeurs présents à cette réunion du 30 novembre pour qu’ils lui communiquent une date de reprise des négociations dans les délais les plus courts.
  • Dans l’attente vigilante de cette réponse, la FILPAC CGT appelle toutes ses équipes syndicales à se tenir prêtes à répondre à une consigne d’action qui se tiendrait incessamment, pour que ces négociations reprennent avec le sérieux qui sied à l’importance du sujet traité.


Montreuil, le 19 janvier 2007
FILPAC CGT groupe EBRA

Charte revendicative

Sièges éditoriaux et agences

Les équipes syndicales du groupe EBRA avec leur fédération, revendiquent, concernant la sphère rédactionnelle, dans les sièges éditoriaux, dans les services de publicité et les agences :
  • la mise en place d’une qualification nouvelle, fusionnant les tâches du montage et/ou de la finalisation de la page et du secrétaire de rédaction.
  • La mise en place d’une qualification correspondant aux tâches de choix des images et des illustrations, de leur légendage, à la conception et la réalisation de travaux spéciaux d’illustration (infographie, illustration composée), de création artistique correspondant à l’évolution du visuel des titres, quel que soit leur support.
  • La mise en place d’une qualification correspondant à celle de rédacteur réviseur, qui inclut les tâches de gestion des indexes et glossaires nécessaires à la correction automatique et au respect de la charte graphique.

Ces qualifications ressortissent au domaine de la convention collective des journalistes.

Les équipes syndicales et leur fédération s’opposent à toute exclusion de salariés, qui seraient a priori interdits des outils de conception et de réalisation du titre et d’autres supports non imprimés. Elles s’appuient sur les accords nationaux de branche (PQR et PQD), et rejettent toute mise en concurrence des salariés entre eux.

La FILPAC et ses délégués refusent toute concentration ou filialisation des régies publicitaires dans des structures indépendantes des sociétés de presse actuelles qui mettraient en péril l’indépendance des titres.

Les qualifications revendiquées font l’objet d’une formation professionnelle adaptée à leurs exigences, dont les contenus seront paritairement déterminés.

A ces qualifications auront accès les ouvriers, cadres techniques, employés, techniciens et salariés des agences.

S’il apparaît que des salariés, au terme d’un accord d’effectif paritairement établi, ne peuvent bénéficier de ces qualifications, ils seront reclassés avec leur accord dans des postes que les directions des différentes sociétés du groupe leur réserveront, et rétribués par leurs salaires et acquis précédents.
Il doit être clairement établi que nul ne peut être ni licencié ni laissé pour compte par la présente réorganisation.


Centres d’impression et expédition


Les centres d’impression du groupe EBRA doivent être :
  • immédiatement délivrés de l’incertitude sur leur avenir,
  • intégralement maintenus,
  • et rapidement modernisés pour répondre à la double perspective de développement des titres et de leurs éditions, et d’accueil d’une charge de travail nécessaire à leur bonne santé industrielle.

La logique de défense et de promotion de la presse quotidienne suppose que les moyens d’impression soient mobilisés à cet effet, et non traités comme des sociétés à part, qui devraient justifier de leur rentabilité.

Les centres d’impression avec leurs salles d’expédition doivent être les premiers à bénéficier des investissements nécessaires à un plan global de relance des titres. La FILPAC et ses équipes syndicales n’acceptent pas que les centres d’impression paient deux additions :
-    celle de l’inertie passée des propriétaires
-    celle d’une réorganisation impulsée par la présente direction, qui n’aurait comme logique que la recherche d’économies de coût et de gains de productivité.
L’emploi et la charge de travail des centres d’impression ne sont pas les variables d’ajustement de la somme des incompétences passées.

L’intégralité de la charge de travail actuelle des centres d’impression doit être communiquée aux syndicats représentatifs et aux comités d’entreprise. Le parc machines du groupe dépasse les seuls centres d’impression nécessaires à la fabrication des titres, la connaissance de l’ensemble de ses réalisations doit être communiquée en toute transparence.

Les sites d’impression sont considérés par la Fédération et ses équipes syndicales comme des outils industriels au service du développement des titres et non comme des entités autonomes qui devraient entrer en concurrence les unes contre les autres. En conséquence, leur maintien et leur développement ne sauraient être traités au cas par cas, ce qui n’aurait d’autre effet que d’aiguiser cette concurrence au moyen d’une division entre salariés du même groupe à qui on ferait croire que la disparition de certains sites serait la condition de la survie d’autres.

Concernant les moyens d’expédition et de distribution (abonnés, portage, etc.), ils devront, dans le même effort de développement, être l’objet d’investissements destinés à accroître leur capacité en fonction des objectifs de croissance des ventes à venir, et être maintenus et modernisés comme unités partie intégrante de la chaîne de fabrication de l’entreprise de presse.

Les équipes syndicales FILPAC CGT du groupe EBRA, Montreuil, les 16 et 17 janvier 2007


7:10:04 PM    


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