
A l’Est, ne perdons pas le nord !
D’abord
les faits
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La
direction de l’Est républicain
décrète que les ouvriers, employés et
cadres techniques n’auront pas le droit
d’accéder au nouveau système
éditorial Hermès. Le coup de force est
là, c’est celui de la direction
du groupe EBRA.
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Le 13 novembre 2006, la direction de
L’Est républicain annonce qu’elle a
reçu l’approbation du SNJ autonome
pour pratiquer par un accord minoritaire cet interdit professionnel.
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Le 17 novembre, la CFTC (ouvriers,
employés et cadres) et la CGT dénoncent cet
accord minoritaire SNJ - Patronat.
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Le
28 décembre, la direction annonce qu’un nouvel
accord de même type est
signé, reproduisant l’interdiction
signifiée à plusieurs catégories
d’accéder à Hermès.
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Cette fois, le SNJ CGT et la CFTC journalistes le
signent avec le SNJ autonome.
D’où
le tract du 8 janvier, où figure
l’étonnement de la CGC, de la CFTC
(ouvriers, employés et cadres) et de la CGT de voir
apparaître ce
nouvel accord identique au précédent, mais cette
fois avec la signature
d’un SNJ CGT qui réapparaît
après des années d’absence pour
habiller de
sa signature cet accord patronal.
Ensuite,
la déontologie : communication n’est pas
information
-
Le
congrès du SNJ CGT s’empare de ce qu’il
croit être une bonne affaire,
se donne pour martyr et dénonce le coup de force de la
FILPAC CGT.
Il
omet dans ces textes de congrès le léger
détail de sa signature de
l’accord d’interdit professionnel, contre
l’accès des ouvriers,
employés et cadres au système Hermès.
C’est de la communication,
pas de l’information. D’aucuns parleraient de
désinformation, d’autres
de propagande pure… Ce qui n’est vraiment pas
bien, pour des
journalistes de plume !
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Le coup du « coup de force » de
la FILPAC CGT a déjà été
servi, c’était le 13 juillet 2006. Sous le
titre « le SNJ CGT dénonce le coup de force de la
FILPAC », un
communiqué sommait la FILPAC de retirer son
adhésion à la convention
collective des journalistes. « Si la FILPAC ne
renonçait pas à son
adhésion, le SNJ CGT n’aurait d’autre
choix que de demander à la
justice de dire le droit ». Comme la justice n’a
enregistré aucune
contestation de cette adhésion, alors le SNJ CGT compense ce
manque par
une approbation signée de l’interdit professionnel
patronal à l’Est.
Enfin,
un rappel… aux faits confédéraux CGT
suivants :
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Les
discussions bilatérales entre la
Fédération et le syndicat national
reprennent, notamment dans le but d’élaborer une
position commune
s’agissant de la mise en œuvre du statut du travail
salarié pour les
travailleurs de la presse.
-
Dans le cadre des
négociations paritaires concernant le champ conventionnel
des
journalistes, une délégation commune SNJ
CGT-FILPAC CGT sera formée et
sera conduite par le SNJ.
-
Le SNJ CGT participera aux
travaux de préparation du congrès de la FILPAC
qui se tiendra au cours
du dernier trimestre de l’année 2007.
Telles
ont été les conclusions du bureau
confédéral de la CGT, réuni le 5
septembre 2006, approuvées tant par le SNJ CGT que par la
FILPAC CGT.
Il n’a fallu que quelques jours au SNJ CGT pour tourner le
dos à cette
pratique du dialogue. Pourquoi ?
Et
pourquoi approuve-t-il maintenant cet accord à
l’Est républicain, qui
devient une affaire nationale portée par son
congrès ? La FILPAC
appelle au respect des décisions prises en commun au sein de
notre CGT,
en présence de Bernard Thibault et avec son active
participation.
Houdemont, le
19 janvier 2007
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