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Les
négociations nationales
Le
8 février, s’est tenue au siège du
SPQR, une réunion de bilan de
l’accord salarial 2007. Ce dernier prévoyait 1% au
1er mai 2007 et 0,6
% au 1er octobre 2007 (dont 0,3 % déjà
perçu). Or, l’inflation 2007, sur
la base de l’indice INSEE hors tabac, ressort
à 2,5 %, soit un retard de 0,9 %.
Les
patrons de la PQR n’ont pas hésité
à entonner le refrain éculé des
entreprises de presse en difficulté pour tenter de faire
accepter le
rattrapage en deux paliers (0,5 % en février et 0,4 % en
avril). Devant
l’accueil glacial de l’ensemble des organisations
syndicales, il a
rapidement été conclu le principe du rattrapage
de 0,9 % au 1er février
et rendez-vous a été pris le 27 mars pour
négocier les salaires 2008.
Comme
cela a d’ores et déjà
été annoncé par la
délégation FILPAC, la
négociation 2008 ne peut plus se
référer au seul indice INSEE dont tous
les experts reconnaissent aujourd’hui
l’obsolescence. C’est d’ailleurs
la raison pour laquelle la FILPAC publie depuis plusieurs mois son
propre indice.
Ce dernier est construit sur la base de la structure réelle
de
consommation des ménages français (coefficients
budgétaires) telle
qu’analysée par l’INSEE mais prend en
compte, contrairement à celui-ci,
le coût du passage à l’euro et la valeur
du logement (y compris
l’accession à la propriété).
Son utilisation doit déboucher sur la mise
en place de mécanismes permanents d’indexation des
salaires sur les
prix, toute l’année. Il faut rappeler que
l’échelle mobile des salaires
a été supprimée au début
des années 80 au prétexte qu’elle
était source
d’inflation. Le retour de l’inflation en 2007, et
annoncée pour les
années à venir, montre bien qu’il
s’agissait d’un leurre visant
essentiellement à tirer les salaires vers le bas.
La
négociation salariale PQR 2008 prend donc une importance
majeure dans
le sens où elle doit permettre d’acter
à la fois de nouvelles
références et de nouveaux mécanismes
garantissant un maintien réel du
pouvoir d’achat de nos salaires. Au vu des fortes
réticences
patronales* pour le seul rattrapage 2007, elle n’aboutira
favorablement
qu’avec la mobilisation des salariés de nos
entreprises.
Soyons prêts
à agir
*
La recomposition du paysage de la PQR suite aux différentes
opérations
de rachat effectuées ces derniers mois ramène
quasiment de fait la
délégation des patrons de la PQR au
périmètre des groupes de presse
constitués. La composition de la
délégation FILPAC a donc
été mise au
diapason. Elle est composée de Pascal Fiatte
(groupe EBRA), Marcel
Cantin (groupe Ouest-France), Serge Audonnet
(Groupe Sud-Ouest), Steve
Bénéteau (groupe Hersant
Média) Hubert
Strauel (l’Alsace), Bernard Perez
(Centre-Presse Aveyron- PQD).
le
20 mars 2008
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