Les
différents règlements de comptes entre le Conseil
de surveillance, les
précédents directoires et la
Société des Rédacteurs (SRM) ont
engendré
certaines décisions qui aboutissent à ce
« plan de restructuration »
d’une violence extrême qui remet en cause le
modèle social qui a
toujours prévalu dans le groupe Le Monde.
Les errements stratégiques d’une
direction débouchent toujours sur un schéma
similaire : ce sont les salariés qui trinquent ! 130 suppressions
d’emplois à la SEM, cessions de
Fleurus Presse, des Editions de l’Etoile, de Danser
et des librairies La Procure : voici l’unique perspective
avancée par
la direction. Cette politique désastreuse se
résume en quelques mots :
plus de 300 emplois
sont aujourd’hui menacés dans le groupe Le Monde !
Au-delà
des conséquences sur l’emploi, un plan de ce
niveau accompagné de
cession d’actifs, après l’abandon du
projet « Pôle Sud » et la vente du
groupe des Journaux du Midi peut être
interprété comme la poursuite
d’une stratégie de recul qui conduit à
entraver l’avenir du groupe.
Cette politique dégrade davantage l’image du
quotidien déjà largement
écornée.
Ce plan de restructuration drastique dépasse
l’unique cadre du Monde.
En effet, jamais un titre en Presse quotidienne nationale (PQN)
n’a été
confronté à des licenciements secs.
L’attitude du directoire du Monde
bafoue les règles du paritarisme en
dénonçant les accords passés au
niveau régional sur lesquels se sont engagés
l’ensemble des éditeurs,
dont la direction du Monde. Cette situation doit faire
l’objet d’une
clarification avec l’ensemble des éditeurs du SPQN.
Depuis trop
longtemps, les divergences stratégiques ont pour toile de
fond la
conception de l’indépendance du groupe.
Ces tergiversations se
concrétisent aujourd’hui par l’annonce
d’un plan visant à dévitaliser
le quotidien et ses filiales. Sur ces bases, ce sont demain
l’imprimerie et les différentes entités
du groupe qui pourraient être
touchées.
Des solutions existent. Le Comité Inter, par
l’intermédiaire de ses représentants au
sein des différentes entités du
groupe, mettra en débat des contre-propositions face
à ce plan indigne
de la marque Le Monde
et contraire à sa culture.
Le
Comité Inter CGT, s’engage à
défendre l’intérêt de tous
les salariés du groupe Le Monde,
qu’ils soient journalistes, ouvriers, cadres ou
employés