Dès la constitution du nouveau directoire le
Comité Inter a demandé à
être reçu par
MM. Fottorino et Guiraud afin de faire le point de la
situation et prendre connaissance de la stratégie
qu’entendait développer le groupe.
Le directoire n’a pas trouvé
opportun de
rencontrer la délégation du Comité
Inter avant le
lundi 14 avril, jugeant plus adéquat que le
Conseil
de surveillance communique par courrier électronique la
portée de son plan sans précédent
rendant précaire l’avenir de plus de 300
salariés du groupe.
Lors de cette réunion, la direction
s’est
opposée à toute proposition de concertation et
d’ouverture de négociation sur la base de nos
revendications.
La direction du journal Le Monde rompt ainsi avec les
pratiques sociales qui ont de tout temps prévalues dans
l’entreprise et dénonce de fait les engagements
pris par la communauté des éditeurs,
officialisés par les accords de 2004 et de ses avenants.
En effet, ceux-ci rappelaient que les principes du
paritarisme
résidaient dans la définition des
règles professionnelles et sociales, dans le suivi
de la bonne application de celles-ci, ainsi que dans la
prévention ou l’arbitrage des
différents.
Il en résulte que le paritarisme trouve son
expression, entre autre, dans la gestion prévisionnelle de
l’emploi, de la formation professionnelle, ainsi que, dans
celui de la protection sociale collective au travers des institutions
sociales professionnelles.
Force est de constater que ce cadre social est
aujourd’hui bafoué par cette nouvelle direction
qui fait le choix de l’épreuve de force au
détriment du dialogue social.
Si le Syndicat de la presse quotidienne nationale
souhaite
s’inspirer de cet exemple, interprétant
à sa façon la modernisation du dialogue social
prôné par la loi Borloo, alors
l’ensemble des salariés de la presse
écrite doivent se préparer à
être traités de la sorte.
En conséquence, les
délégués des entreprises de la presse
Parisienne réunis ce jour, à la maison
du Livre, rappellent qu’ils n’accepteront pas que
les efforts entrepris par les salariés de la profession
depuis de nombreuses années se traduisent par la remise en
cause du cadre social qui a toujours prévalu en presse
Parisienne.
Ils exigent donc que se tienne dans les plus brefs
délais une rencontre entre les représentants du
Comité Inter et du SPQN afin que les engagements pris et les
règles du paritarisme soient respectés.
Des réunions d’informations auront
lieu
dans toutes les entreprises de la presse Parisienne où
l’ensemble des salariés sont d’ores et
déjà mobilisés.