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Déclaration
du 25 avril 2008 |
Intervention
de Nicolas Sarkozy
Pas
de réponse sur les salaires
Durant
plus d’une heure et demi, le Président de la
République s’est exprimé à
la télévision sans apporter aucune
réponse aux attentes des salariés,
des chômeurs et des retraités.
Alors que les
revendications
sociales s’expriment de façon de plus en plus vive
dans les
entreprises, N. SARKOZY s’est contenté
d’un discours d’autosatisfaction
sur les mesures prises. Elles sont pourtant à
l’origine des
mécontentements et des mobilisations qui se
développent dans le pays.
Pour
l’avenir, il n’a fait que
réitérer des propositions anciennes. Ce
faisant, il a éludé la question centrale des
revalorisations des
salaires et du pouvoir d’achat.
Concernant
l’avenir des
retraites, il a rejeté toute idée de ressources
nouvelles, conformément
aux exigences patronales pour ne retenir que l’allongement de
la durée
de cotisations. Il confirme donc la logique de baisse du niveau des
pensions.
Alors que le pays
connaît un important mouvement
revendicatif des salariés sans papiers, il a volontairement
semé la
confusion entre demande de régularisation et demande de
naturalisation.
Le
Président de la République a annoncé
la généralisation du Revenu de
Solidarité Active (RSA) mais en annonçant, pour
la première fois, son
financement par l’amputation de la prime pour
l’Emploi aujourd’hui
versée à plusieurs milliers de
salariés modestes.
Malgré le
mouvement des lycéens il a confirmé la politique
de suppressions des
milliers de postes d’enseignants, de même
qu’il avait confirmé le
principe des franchises médicales.
Le
Président de la République
tente de faire croire qu’un hommage aux organisations
syndicales
pourrait remplacer de vraies négociations sur le contenu des
mesures à
prendre pour répondre aux attentes.
La
CGT appelle à faire du 1er
mai une grande journée revendicative unitaire pour le
pouvoir d’achat
des salariés, la défense des retraites et la
protection sociale et des
services publics.
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