Déclaration lue, le
jeudi 5 juin 2008, par Bruno Lantéri,
représentant CGT au comité
d’entreprise, après l’avis des
élus (intersyndicale SNJ-CFDT-CGT signataires de
l’accord-cadre) sur le Livre IV et sur le Livre III du plan
« social » imposé par la direction du
Monde.
En tant que représentant syndical CGT au
comité d’entreprise de la
société éditrice du Monde, je
réitère la position de la CGT quant au rejet du
plan social mis en place par la direction, particulièrement,
les cessions, les externalisations et la possibilité
qu’elle a de recourir à des licenciements
« contraints » de salariés de
l’entreprise si l’objectif des 9,4 millions
d’euros d’économie
n’était pas atteint avec le plan de
départs volontaires (PDV).
Fidèle aux exigences des salariés qui
peuvent craindre pour leur emploi, je remets donc un avis
négatif sur le plan présenté (Livre IV
et Livre III).
Concernant le projet de cession des filiales, sans vouloir
anticiper sur une éventuelle vente ou le maintien des
activités dans le groupe, je demande, s’il devait
y avoir cession d’entités, que des
négociations entre les partenaires sociaux et le repreneur
soient engagées afin d’assurer aux
salariés des conditions de reprise et des perspectives
d’avenir acceptables.
A la SEM, à l’inverse de ce qui
s’est passé après le plan de
départs volontaires fin 2004, une forte adhésion
à ce nouveau PDV nécessitera une
réorganisation de l’entreprise. C’est
pourquoi une gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences au niveau du groupe s’avère
nécessaire pour anticiper, dans la concertation, les
évolutions professionnelles et technologiques à
venir, offrir des perspectives aux salariés et mieux
gérer les besoins.
Au-delà des stratégies
financières en cours, le modèle social, la
qualité et l’indépendance de
l’information doivent rester une priorité. Des
doutes sont encore permis quant à
l’efficacité économique de ce plan,
avec l’échéance de 2012, et peuvent
faire craindre une recapitalisation non maîtrisée
pouvant avoir des conséquences pour les salariés
de l’entreprise et du groupe. Ce qui se passe
aujourd’hui au journal Le Monde est une menace pour tous les
salariés de la presse quotidienne.
Bruno Lantéri