Réunis
à La Grande Motte les 21 et 22 avril 2009, les
délégués d’Antrapresse (Association nationale des
travailleurs des métiers de la Presse) ont fait
le bilan de la situation dans la presse française et
notamment des dégâts sur l’emploi
occasionnés par les différents dispositifs de
départs anticipés qui ont pour partie
vidé les entreprises de presse des emplois à
statuts et notamment les services techniques sans aucunement
solutionner l’avenir des entreprises et de ses
salariés.
Résolument
convaincus qu’il existe un avenir pour la presse
écrite en France en complémentarité de
l’Internet, et un avenir pour les entreprises de presse et
leur modèle économique pour peu qu’il y
ait une volonté de le faire vivre autrement que par la seule
concentration et mutualisation des imprimeries, ils se prononcent pour
le repositionnement des salariés actuels et futurs sur de
nouveaux outils et/ou de nouveaux métiers avec de nouvelles
qualifications, des investissements techniques permettant la
réintégration de travaux et la prise en compte de
charges de travail supplémentaires, l’utilisation
des fonds publics pour une véritable politique de formation
professionnelle de haut niveau.
L’Antrapresse
se prononce clairement pour la défense et
l’application de la convention collective de
l’Edition afin de lutter contre la
précarité qui sévit dans la profession
de correcteur aggravée par la
généralisation du numérique, appelant
notamment l’ensemble des organisations de la CGT à
agir dans ce sens.
L’Antrapresse a
longuement débattu du secteur de la distribution et
notamment du portage de presse dont la convention collective entre en
application à compter du 1er juillet 2009.
L’association appelle l’ensemble de ses
adhérents à tout faire pour favoriser la mise en
place et l’amélioration de cette convention et
combattre le faux statut de travailleur indépendant de
vendeur colporteur de presse, générateur de la
précarité absolue dans ce métier en
fort développement.
Elle appelle par ailleurs
aux solidarités indispensables afin d’aider les
salariés des dépôts privés
(niveau 2) confrontés à des
réorganisations destructrices d’emplois et
à l’ouverture de négociations portant
sur la mise en place d’une convention collective nationale.
La
Grande Motte le 22 avril 2009